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2022-05-21 10:19:57 By : Mr. vincent LU

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Pour désinfecter les espaces publics ou faire respecter les mesures de distanciation sociale, les robots permettent de limiter l’exposition des travailleurs et des usagers au Covid-19.

Les robots, souvent accusés d’opposer une concurrence déloyale aux travailleurs, peuvent également se poser en sauveurs, quand ils permettent de limiter les risques qui pèsent sur ces derniers. C’est le chemin pris par un nombre croissant de machines, alors que la levée des mesures de confinement mises en place pour lutter contre le Covid-19 expose de plus en plus de salariés et d’usagers au virus.

Depuis le début de la crise, les robots ont déjà montré leur valeur pour limiter les interactions physiques, afin de réduire les risques d’infection notamment dans le secteur hospitalier et celui de la livraison. Le robot humanoïde Pepper de Softbank Robotics a ainsi été utilisé par l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière pour organiser des visites virtuelles. Et les appareils de livraison autonomes ont connu un regain d’intérêt.

Mais la réouverture des écoles, des commerces et de la plupart des lieux publics a fait émerger de nouveau besoins, comme celui de faire respecter les mesures de distanciation sociales. À Singapour, des promeneurs ont ainsi été rappelés à l’ordre par un chien-robot Spot de Boston Dynamics équipé d’un haut-parleur, et capable de patrouiller automatiquement les allées du parc.

Ailleurs, ce sont des drones qui sont utilisés par les forces de l’ordre, notamment pour surveiller des espaces interdits au public. Comme à Paris, où des premiers essais ont eu lieu il y a plus de deux mois. Et cela va continuer dans le futur: le recours déposé par des associations pour limiter l’usages de ces caméras volantes dans l’espace public a été rejeté la semaine dernière par la justice.

Mais l’usage des drones ne s’arrête pas à la surveillance des rues. La société d’analyse Global Data liste ainsi un nombre croissant d’utilisations pour ces appareils. «Les autorités considèrent des technologies disruptives telles que les drones pour faire respecter les mesures de distanciation sociale, mesurer la température des individus, livrer des médicaments et pulvériser du désinfectant», explique l’analyste Manish Dixit.

Ce dernier point s’avère être un besoin croissant, notamment pour les lieux clos accueillant du public comme les aéroports et les supermarchés. Face aux exigeances sanitaires, ils font face au défi de désinfecter régulièrement les surfaces sans pour autant perturber leurs opérations. Pour cela, une solution est envisagée: la désinfection au rayonnement ultraviolet, qui permet d’éliminer le virus sans produits chimiques.

Plusieurs tests sont en cours, notamment à l’aéroport de Nice, où un robot de la société danoise UVD Robots est utilisé pour décontaminer des surfaces qui seraient difficilement accessibles autrement.

Un autre moyen de décontamination consiste à pulvériser du désinfectant sur les surfaces, tâche pour laquelle l’utilisation d’un robot permet à la fois d’augmenter l’efficacité du processus, mais aussi de limiter l’exposition des opérateurs aux produits utilisés. Un nouveau marché qui fait appel d’air pour les entreprises, dont certaines qui avaient voulu s’y lancer plus tôt, sans succès.

En témoigne l’histoire d’Octopus Robots, une start-up de Cholet qui avait conçu un robot de désinfection de lieux publics en 2014, et l’avait finalement réorienté vers le domaine agricole faute de demande. Mais le Covid-19 l’a incité à repenser ses plans: son robot, équipé pour diffuser un brouillard désinfectant, est désormais proposé aux grandes surfaces, et fait désormais l’objet d’une forte demande selon ses dirigeants.

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Face au Covid-19, les robots sur tous les fronts

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